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Le Carreaucarnet de l'Amicale bouliste des Tilleuls

Chronique

La chronique du club

Ce qui se passe sous les tilleuls, noté par le secrétaire quand il y pense. Les résultats officiels sont affichés au cabanon ; ici, ce sont plutôt les à-côtés.

L'ardoise du cabanon, un vendredi d'août.

La saison des feuilles

Premier vrai ratissage de feuilles. Quatre brouettes rien que sur le 1 et le 2. Le gros tilleul du 3 n'a pas encore commencé ; il attend toujours qu'on ait fini pour tout lâcher d'un coup.

Rappel, puisqu'on va s'en servir jusqu'à la Toussaint : une feuille tombée sur le but, on l'enlève. On ne souffle pas dessus, et on ne s'en sert pas comme excuse.

Les horaires d'hiver

À partir du mardi 6 octobre, le mardi et le vendredi passent à 14 h 30. Les projecteurs, c'est bien, mais à 19 h on ne voit plus le petit sur le 6, et on a assez discuté dans le noir de qui avait le point. Le dimanche ne change pas. Le café non plus.

Atelier tir : les comptes de l'été

Huit vendredis d'atelier depuis juin, trente boules chacun à sept mètres, sur une boule seule. Les meilleurs totaux, recopiés de l'ardoise avant que la pluie les efface : Gérard 21 sur 30, Lucie 19, Karim 15, Annick 14. Le secrétaire a fait 9 et a décidé que quelqu'un devait tenir la craie.

Lucie a gagné deux points depuis juillet. Gérard dit que c'est grâce à ses conseils. Lucie dit que c'est depuis qu'elle ne les écoute plus.

La mêlée du 14 Juillet

Vingt-six joueurs, quatre parties, merguez. Gagnants : Didier, Annick et Lucie. Didier avait encore oublié son chiffon, et il a gagné quand même, ce qui ne va pas l'encourager.

Le concours sous la pluie

Vingt-quatre doublettes inscrites au concours de printemps, dont onze venues d'autres clubs. Il faisait beau à 8 h. À 9 h 30, il pleuvait. À 10 h, la mare du 5 était revenue, et elle avait invité des amies sur le 3 et le 4.

On a continué, évidemment. À partir des quarts, les parties sont passées en 11 points, avec l'accord de tout le monde sauf d'une doublette qui menait 10 à 2. Le calcaire mouillé collait aux boules et les arrêtait net : ceux qui jouent la roulette ont souffert, ceux qui plombent se sont régalés. Maurice, qui plombe depuis 1974, a déclaré que c'était le meilleur terrain de l'année.

La buvette a manqué de café à 15 h et de gâteaux de Josette à 15 h 10. Gérard a joué la finale sous un parapluie que tenait sa petite-fille, ce qui n'est écrit nulle part dans le règlement ; l'arbitre a laissé faire. Il a perdu 11 à 8 contre une doublette des Granges. Rien à dire, ils étaient meilleurs. Quinze équipes étaient encore là pour la remise des prix.

On a remis le terrain en état le samedi suivant. Deux brouettes de calcaire rien que pour les trous du 5.

Hervé a de vraies boules

Six mois après son arrivée, Hervé a rangé ses boules de supermarché au garage et s'est offert une triplette en 74, 700 grammes, demi-tendre. Il a d'abord essayé la caisse de prêt pendant trois semaines, ce qui est exactement ce qu'il faut faire.

Premier mardi avec : il a pointé comme d'habitude, c'est-à-dire bien, mais ça ne sonne plus pareil. Il dit que les anciennes lui manquent un peu. Personne d'autre.

Trois tonnes de calcaire

Livraison jeudi, étalage samedi. Trois tonnes, neuf bénévoles, deux brouettes dont une à la roue voilée. On a rechargé le 3, le 4 et le 5, puis passé le rouleau de la mairie dans les deux sens.

Il faut maintenant que ça se tasse. Jusqu'à la fin du mois, le 3, le 4 et le 5 vont rouler vite et un peu de travers. Vous êtes prévenus : pas de réclamations.

Retour des soirées

Premier mardi soir de la saison. Onze présents, du vent, et la mare du 5 en pleine forme. Karim a vérifié les projecteurs : les deux marchent. Le troisième reste un projet.

Assemblée générale

Trente-deux présents sur quarante et un licenciés, plus quelques membres sans licence, plus la galette. Le bureau est reconduit : Karim président, Josette trésorière, le soussigné secrétaire, faute d'autres candidats. La cotisation reste à 20 euros ; la licence, pour ceux qui jouent les concours officiels, est à part.

On a voté l'achat d'un troisième projecteur, à l'unanimité moins une voix : Maurice, qui dit qu'en 1981 on voyait très bien. Il a eu la fève. Ça n'a rien à voir.

Dernier dimanche de l'année

Huit courageux, moins deux degrés, vin chaud de Josette dans la thermos. On a joué en gants, ce qui n'est interdit nulle part et déconseillé partout. Bonne année à tous.

Un nouveau

Un nouveau ce mardi : Hervé, arrivé de Bretagne à la retraite pour se rapprocher de ses petits-enfants. Il est passé devant le terrain trois soirs de suite avant d'entrer. On l'avait vu, on attendait.

Il est venu avec un jeu de boules de supermarché, chromées, légères, qui sonnent comme des casseroles quand elles se touchent. Gérard a fait une tête. Hervé a pointé sa première boule à dix centimètres du petit, la deuxième à cinq, et Gérard n'a plus rien dit de la soirée.

Il nous a expliqué que chez lui on joue surtout au palet, sur une planche, et que la pétanque, c'était l'été, au camping. Il dit « le cochonnet » et « une partie de boules ». On va s'en occuper. En attendant, il revient vendredi.

Le chien des voisins

Le chien des voisins a encore emporté le but jaune, en pleine mène, sur le 2. Récupéré dans la haie, un peu mâché. Personne n'avait marqué la place du petit, donc on a rejoué la mène. Leçon retenue, jusqu'à la prochaine fois.

Lucie

Lucie, la petite-fille de Josette, quatorze ans, a joué son premier concours officiel, en doublette avec sa grand-mère. Deux parties gagnées, deux perdues, et en troisième partie un carreau qui a fait se lever tout le banc. Elle pointe accroupie, comme Maurice, et ça l'agace qu'on le lui fasse remarquer.